Top 5 des erreurs faites par les CrossFitters

Talayna Fortunato n’est pas seulement une physiothérapeute pratiquant le CrossFit – terminant respectivement 5ème et 3ème aux deux derniers CrossFit Games (2012-2013) – elle a aussi de sages conseils pour les athlètes de tous les jours. Publié à l’origine sur le site WODSuperStore, voici quelques-unes des principales erreurs commises par les athlètes de notre sport.

1. Ne pas s’échauffer correctement

Chaque jour, il me faut environ 30 minutes pour m’échauffer . Je commence avec du cardio léger pendant 5-10 min. Ensuite, quelques automassages au foam roller, des mouvements de jambe, des mouvements explosifs, des exercices pour la coiffe des rotateurs, et enfin des mouvements spécifiques à l’entraînement que je vais faire.
Mon warm-up est devenu de plus en plus long au fil des années. Presque au point de commencer à m’agacer, et puis je me suis souvenu de l’époque où je pratiquais la gymnastique: Je me souviens que nos échauffements nous prenaient au moins 30 minutes avec tous les étirements.

Même si nous étions jeunes et en bonne santé, je pense que les entraîneurs de gymnastique savaient ce qu’ils faisaient pour nous garder en forme. Avec l’intensité du CrossFit pratiqué en compétition, il est impératif de consacrer du temps à un travail d’échauffement et de mobilité adéquat. Si vous ne mettez pas le temps maintenant, vous le mettrez plus tard quand vous aurez une blessure.

2. Suivre le régime Paléo à la lettre

Si vous êtes un CrossFitter occasionnel, suivre un style de vie Paleo est probablement adéquat sur le plan nutritionnel et un bon moyen de maintenir la longévité et la santé. Cependant, si vous êtes un athlète de niveau compétitif et que vous vous entraînez intensément plus d’une heure par jour, votre principale source d’énergie sont les glucides, et le strict paléo ne fournit pas assez de cette source d’énergie.

Attention toutefois, je ne dis pas de sortir et de vous goinfrer de pâtes, de pain ou de sucre. C’est juste une bombe à insuline. Je dirais plutôt de chercher des sources complexes de glucides à partir de plantes et de céréales à faible index glycémique à ajouter à votre régime alimentaire, surtout lorsque l’entraînement est à son apogée.

Lors d’une interview aux Games, on a demandé à chaque athlète “qui suit un régime paléo?”, et pas un seul n’a levé la main…. à méditer donc.

3. Sacrifier la technique au profit de l’intensité

CrossFit obtient des résultats en raison de l’intensité des séances d’entraînement, mais cela ne doit pas se faire au détriment d’une technique parfaite. Par exemple, si votre dos commence à s’arrondir sur le premier tirage d’un snatch, il est impératif de décharger la barre jusqu’à ce que vous puissiez retrouver votre efficacité. Votre dos et d’autres parties du corps vous remercieront plus tard !

De plus, si votre amplitude diminue et votre technique s’appauvrit au fil des répétitions, reposez-vous rapidement avant de repartir. Sinon, vous êtes en train d’accumuler les mauvaises habitudes et quand vous atteindrez à nouveau ce seuil de douleur et de fatigue en compétition, devinez ce qui va arriver … No Rep !

4. Faire du volume pour faire du volume

Les CrossFitters sont connus pour penser que, lorsqu’ils se préparent à une compétition, faire plus est mieux. Cet état d’esprit conduit à une augmentation du volume de travail extrêmement dangereuse et contreproductive à long terme.

Plus n’est pas mieux; faire mieux est mieux . Avoir un but, c’est-à-dire connaître le système énergétique et les groupes musculaires que vous essayez d’utiliser pendant un entraînement vous permet de travailler intelligemment et de manière durable. Encore une fois, votre corps vous remerciera plus tard !

5. Les programmes à la carte

C’est pour le CrossFitter qui choisit son entrainement du jour en arrivant à la box et décide en fonction de ses potes ou de ce qu’il a lu sur internet le jour-même. Ces articles sont écrits pour une seule raison: permettre à vos séances d’entraînement de s’appuyer sur eux à moyen-terme pour des améliorations durables et mesurables de vos performances.

Si vous sautez d’un programme à l’autre, chaque semaine ou même chaque jour, cette progression est complètement court-circuitée. Sans compter que vous travaillez probablement que vos points fort et ne travaillez pas assez vos faiblesses.